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Résultat du test de style d’attachement : le lire point par point

Votre résultat se lit à plusieurs niveaux : un point sur une carte à deux axes, des scores et des percentiles, la force de votre style, une carte des relations qui comptent pour vous et parfois une remarque sur vos réponses. Voici ce que veut dire chaque chiffre et chaque mention, et par où commencer la lecture.

Par la rédaction d’ECRtest · Mis à jour le 12 octobre 2026 · 12 min de lecture

En bref

  • Le nom de votre style indique dans laquelle des quatre zones de la carte se trouve votre point.
  • Un percentile vous compare à un large échantillon. Ce n’est pas un pourcentage de style.
  • Plus votre point est loin des lignes de la carte, plus votre style est marqué.
  • Une remarque sur vos réponses n’annule pas votre résultat : elle invite à le lire avec prudence.

La carte à deux axes : où se trouve votre point

Au cœur de votre résultat se trouve une carte construite sur les deux échelles de l’ECR-R (Fraley et al., 2000). L’axe horizontal est l’évitement de l’intimité, l’axe vertical l’anxiété d’abandon. Plus votre point est à droite, plus vous recherchez en général la distance ; plus il est haut, plus vous craignez qu’un être cher s’éloigne.

Deux lignes traversent la carte au niveau des scores moyens d’un large échantillon et la divisent en quatre zones : sécure en bas à gauche, anxieux en haut à gauche, évitant en bas à droite et évitant craintif en haut à droite.

Le nom du style indique seulement dans quelle zone votre point est tombé. Sa place à l’intérieur de cette zone compte tout autant. Un point tout près du croisement des lignes et un point au fond d’un coin portent le même nom, mais décrivent des vécus très différents. Regardez donc d’abord à quelle distance des lignes se trouve votre point, et lisez la description ensuite. Pour les coordonnées exactes, ouvrez le panneau replié « Vos scores en chiffres » sous la carte.

Score et percentile : deux nombres différents

Chaque axe s’accompagne de deux nombres. Le premier est votre score : la moyenne de vos réponses aux 18 affirmations de cet axe, sur la même échelle de 1 à 7 que pour vos réponses. Les scores d’anxiété et d’évitement disent peu de chose isolément. Un score d’évitement de 3 paraît bas, puisqu’il est sous le milieu de l’échelle, mais il est presque exactement dans la moyenne : environ la moitié des personnes obtiennent moins.

Le second nombre, le percentile, répond à une autre question : combien de personnes de l’échantillon ont obtenu un score inférieur au vôtre. « Au-dessus de 80 % des personnes » veut dire que sur cent participants, quatre-vingts ont un score plus bas. Un percentile n’est pas un pourcentage de style. Certains quiz attribuent à votre style un pourcentage d’anxiété ou de sécurité, mais l’ECR-R ignore ce genre de proportions : il n’a que deux échelles séparées et votre position sur chacune.

À côté du percentile figure une mention de niveau : sous le 30e percentile, « niveau faible » ; au-dessus du 70e, « niveau élevé » ; entre les deux, « dans la moyenne ». Ces mentions facilitent la lecture, elles ne rangent pas les gens dans des catégories différentes. Deux personnes situées juste au-dessus et juste en dessous du 70e percentile se distinguent à peine.

Vos scores sont comparés à l’échantillon en ligne de Fraley, recueilli au début des années 2000 auprès d’au moins 17 000 participants. L’origine de ces normes, et les raisons d’une certaine prudence, sont expliquées dans notre page sur le questionnaire ECR-R. Si vous avez indiqué votre âge, une seconde ligne vous situe parmi les personnes de votre âge. Elle ne diffère en général de la première que de quelques points de percentile, car les scores moyens de cet échantillon changent peu avec l’âge. Votre style lui-même repose toujours sur l’échantillon entier, sans ajustement selon l’âge.

Force du style et résultats à la frontière

La mention sous le nom de votre style montre combien votre point est ancré dans sa zone. Elle repose sur la distance à la ligne la plus proche, mesurée en écarts types de l’échantillon. Une distance inférieure à 0,25 écart type donne « À la frontière », de 0,25 à 0,6 « Léger », de 0,6 à 1,1 « Net », et au-delà « Marqué ».

La force n’est pas une note. Un style sécure marqué ne rend pas une relation parfaite, et un style anxieux marqué n’annonce pas de malheur. Cette mention indique seulement à quelle distance votre fonctionnement se trouve des styles voisins. Avec un style léger, vous reconnaîtrez sans doute aussi des traits du style voisin, juste au-delà de la ligne, et dans une période difficile, votre point peut la franchir.

Un résultat à la frontière se présente ainsi : un second style apparaît à côté du nom du vôtre, et votre point apparaît dans la zone frontière en pointillés. Si les deux scores sont proches des lignes, votre point est près du centre de la carte, avec plusieurs styles voisins à la fois. Pourquoi les lignes passent à cet endroit et à quelle fréquence on obtient un tel résultat : tout cela est expliqué dans la vue d’ensemble des quatre styles. Pour votre propre résultat, une autre démarche est plus utile : lisez les deux descriptions et soulignez les phrases où vous vous reconnaissez.

AnxieuxÉvitantcraintifSécureÉvitant

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Une remarque sur vos réponses

Parfois, une remarque sur la qualité des réponses apparaît au-dessus de votre résultat. Ce n’est pas un reproche : le test a simplement repéré une façon de répondre qui peut rendre les scores moins précis. Seules les 36 réponses du premier bloc sont vérifiées, et votre résultat complet s’affiche dans tous les cas.

  1. La même réponse à la suite. Au moins 12 affirmations d’affilée ont reçu la même réponse. Cela arrive souvent quand on répond en pilote automatique.

  2. Beaucoup de réponses au milieu. Au moins la moitié de vos réponses étaient des 4, le milieu de l’échelle. Cela peut traduire une hésitation sincère, ou de la fatigue.

  3. Des réponses qui se contredisent. Des affirmations d’évitement de sens opposé ont reçu des réponses proches, ou des affirmations de sens presque identique des réponses très différentes. En général, cela signifie que certaines affirmations ont été comprises autrement que prévu.

  4. Trop rapide. Moins de 2 secondes par affirmation en moyenne. C’est à peine le temps d’en lire une jusqu’au bout.

Si vous vous reconnaissez dans la description, vous pouvez vous fier au résultat en gardant la remarque en tête. Si vous avez répondu vite ou distraitement, repassez le test à un moment plus calme et comparez.

La carte de vos relations : mère, père, amitié proche et partenaire

La seconde partie du test concerne quelques personnes en particulier, et une carte à part donne à chaque relation son propre point : mère, père, amitié proche, partenaire et relations proches en général. Si vous avez sauté une partie, une remarque apparaît à sa place ; les autres points ne changent pas.

L’essentiel sur cette carte, c’est ce à quoi chaque point est comparé. Ni à votre résultat principal, ni à vos autres relations, mais à ce qui est habituel pour ce type de relation (Fraley et al., 2015). Et ce qui est habituel varie : en moyenne, on garde plus de distance avec son père qu’avec toute autre personne proche, et c’est en amitié qu’on en garde le moins. Le même score d’évitement peut donc être « dans la moyenne » pour votre père et « au-dessus de la moyenne » pour l’amitié qui compte le plus pour vous.

Les mentions « en dessous de la moyenne », « dans la moyenne » et « au-dessus de la moyenne » reposent sur les mêmes seuils que les niveaux des axes, le 30e et le 70e percentile. Le point « Partenaire » est estimé d’après vos réponses au premier bloc, car le test n’a pas de partie séparée sur votre partenaire. Voyez-le comme une approximation. Les écarts entre relations sont normaux : l’attachement est en partie propre à chaque relation (Fraley et al., 2011). Souvent, le point le plus parlant est celui qui s’écarte des autres.

Pourquoi un autre test vous a donné un autre style

Quand deux tests ne concordent pas, la raison tient d’ordinaire à leur construction, pas à une erreur de l’un d’eux sur vous. Voici les causes les plus fréquentes.

  • Le choix d’une description toute faite. Dans les premières études, on choisissait un paragraphe parmi trois (Hazan & Shaver, 1987), et plus de la moitié des gens se disaient sécures. Répartir les gens sur deux échelles donne d’autres proportions : avec les normes de Fraley et les seuils de ce site, la zone sécure regroupe à peu près 32 % de l’échantillon de référence.
  • Un autre seuil. Certains tests coupent chaque échelle en plein milieu, à 4. Dans les normes de Fraley, l’évitement moyen est d’environ 2,92 : un score d’évitement de 3,5 se retrouve donc au-dessus de notre ligne, mais sous un seuil placé au milieu.
  • Les versions courtes et les questions non validées. Dans un questionnaire de 12 affirmations, chaque réponse pèse trois fois plus que dans la version complète de 36, et des questions jamais testées sur de grands échantillons peuvent mesurer autre chose.
  • Un autre moment. Les réponses sur la proximité dépendent de ce que vous vivez en ce moment : une nouvelle histoire, une dispute ou une rupture peuvent les faire bouger. La relation que vous aviez en tête en répondant compte aussi.

Pour comparer plus justement, regardez votre position sur les axes plutôt que les noms de styles. L’anxiété et l’évitement sous-tendent la plupart des questionnaires d’attachement adulte (Brennan et al., 1998), si bien que leur sens se transpose d’un test à l’autre.

Quand repasser le test et comment comparer

Si vous repassez le test quelques semaines plus tard, votre résultat sera en général presque le même : sur de courtes périodes, les échelles de l’ECR-R sont stables, et les chiffres figurent sur notre page consacrée à la méthode. De petits écarts restent normaux. Un changement de quelques dixièmes de point, ou de quelques percentiles près du milieu, peut arriver même si rien n’a changé dans votre vie.

Repasser le test a du sens après quelques mois ou après un vrai changement : une nouvelle relation, une rupture, une longue période de thérapie. Répondez aussi honnêtement que la première fois et gardez en tête la même relation, sinon la comparaison ne vous apprendra pas grand-chose. Vos résultats précédents restent enregistrés sur cet appareil, et ceux que vous avez enregistrés dans votre compte vous attendent même si vous changez de navigateur.

Pour comparer, regardez la direction : votre point s’est-il rapproché du centre de la carte ou s’en est-il éloigné, votre anxiété a-t-elle monté ou baissé ? Ce qui favorise ce genre d’évolution, et le temps qu’elle prend d’habitude, est expliqué dans l’article qui montre comment le style d’attachement peut changer.

Ce que votre résultat ne dit pas

Votre résultat décrit ce que vous vivez aujourd’hui dans les relations proches, d’après vos propres réponses. Ce n’est pas un diagnostic : le style d’attachement n’est ni une maladie ni un trouble, et un test en ligne ne tient pas lieu d’accompagnement psychologique.

Il ne dit pas qui est responsable quand un couple traverse des difficultés, et il ne prédit pas si une relation va durer. Il ne peut pas non plus révéler comment votre partenaire vit l’attachement : pour cela, il faut ses propres réponses. Et aucun style ne rend une personne meilleure ou pire qu’une autre. Chaque style a ses forces, et votre résultat les présente juste à côté des difficultés.

Votre résultat fait aussi une bien mauvaise arme dans une dispute. « Ton style est évitant » aide rarement deux personnes à s’entendre ; parler de ce que vous ressentez vous-même aide en général davantage. Si une relation comporte du mépris, des menaces ou toute autre forme de violence, les styles d’attachement ne sont plus en cause : la priorité est alors votre sécurité.

Questions sur votre résultat

  1. Puis-je montrer mon résultat en thérapie ?
    Oui, et cela peut être une bonne façon d’ouvrir la conversation. Envoyez le lien de votre résultat ou enregistrez-le en PDF : il contient vos scores, vos percentiles et la carte de vos relations. Toutes les thérapies ne s’appuient pas sur la théorie de l’attachement, mais les deux axes se comprennent facilement, quelle que soit l’approche. Gardez simplement en tête que le test reflète votre regard sur vos propres relations et ne pose aucun diagnostic.
  2. Et si mon résultat m’a fait de la peine ?
    Laissez-vous un peu de temps, et ne prenez pas le résultat pour un jugement sur votre personne. Un style décrit des habitudes nées de l’expérience, et les habitudes peuvent changer. Relisez les forces de votre style. Si vous avez le moral en berne ou beaucoup d’angoisse en ce moment, parlez-en à une personne de confiance ou demandez un accompagnement psychologique.
  3. D’où vient le point « Partenaire », sans partie dédiée dans le test ?
    De la première partie du test. Presque toutes les affirmations de l’ECR-RS consacrées à votre partenaire reprennent des affirmations de l’ECR-R : nous prenons donc vos réponses à ces affirmations-là et les comparons aux normes établies pour la relation de couple. C’est une approximation. Si vous avez répondu en pensant à une relation passée, c’est elle que le point décrit.
  4. Pourquoi mon point « Relations proches en général » ne correspond-il pas à mon style principal ?
    Parce qu’ils répondent à des questions différentes. Votre style principal vient d’affirmations sur les relations amoureuses, alors que la partie générale porte sur toutes les personnes qui comptent pour vous à la fois et se compare à ses propres normes. Un écart veut souvent dire que vous vivez l’amour autrement que la proximité en général, ce qui est fréquent.

Sources (6)

Passez le test, puis relisez ce guide votre carte sous les yeux.

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